Aujourd’hui, la Fnogec communique autour de son guide pour les communes pour leur rappeler les obligations en termes de financement des écoles catholiques présentes sur leur territoire.

Or, nous tenons à vous alerter sur la teneur des informations qui y sont notées. Après une lecture approfondie, il en ressort que ce « guide » est truffé d’approximations et de raccourcis qui ne font pas honneur à cette fédération qui regroupe l’ensemble des organismes de gestion des établissements catholiques. Elle devrait être très claire et pédagogue sur les obligations des communes. Il n’en est rien puisque la circulaire de 2012 n’est pas citée, pourtant base règlementaire de ce calcul de forfait…

De plus, alors même que la ruralité se trouve en tension au regard de la baisse démographique annoncée pour les prochaines années et qui la concerne au premier chef, le guide cible et menace les petites communes rurales. Il est ainsi indiqué à la page 3 du pdf « L’école catholique est souvent le seul établissement scolaire encore en activité dans le bourg. Sa présence maintient une dynamique de vie locale, retient des familles sur le territoire et contribue à l’attractivité de la commune. Sa fragilisation financière, c’est fréquemment la perspective d’une fermeture – et avec elle, la disparition d’un service essentiel pour les familles« . Comment appeler cela si ce n’est du chantage ? Peut-on vraiment appeler cela du « partenariat » ?

Il semble que ce guide soit fait en réponse au livret auquel le Cnal a contribué et qui avait été lancé en janvier dernier à l’occasion de la campagne municipale. Nous sommes par ailleurs cités dans l’article de la Fnogec qui parle de « combat sur les forfaits » et de « négociation forfait » :

Pour nous, il y a le cadre légal ; ce qui relève de l’obligation et du facultatif alors que pour les Ogec il s’agit de se battre pour avoir toujours plus alors même que de nombreuses communes sont en grandes difficultés budgétaires. Il semble que la Fnogec ne comprend pas que les écoles publiques sont aussi touchées, à la même proportion, par ces économies.

Aussi, nous dénonçons ces méthodes et souhaitons apporter notre soutien aux élus municipaux, notamment des communes rurales, dont la mission est de permettre à leurs concitoyens d’avoir un accès aux services publics, pour l’intérêt général. Ce n’est pas en agissant comme le demande la Fnogec que les familles pourront avoir réellement accès à la liberté d’enseignement (qui ne serait possible qu’en milieu urbain si on en croit le guide publié).

Il revient donc au ministre de l’Education nationale, en cette période où les effectifs des élèves chutent, d’engager un travail ambitieux afin d’assurer un maillage territorial des écoles publiques permettant de répondre au point 13 du préambule de la Constitution de 1946 « La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat. » Nous rappelons ici que l’enseignement public, gratuit, laïque doit être accessible et de qualité, permettant de répondre aux besoins de chacun et d’assurer leur réussite, où qu’il se trouve sur le territoire.